La réponse courte
Votre puissance souscrite est probablement trop élevée si la puissance maximale réellement atteinte, relevée par votre compteur, reste nettement en dessous de celle de votre contrat sur les douze derniers mois, mois le plus chargé compris. Chaque kVA en trop alourdit la part fixe de la facture toute l'année, sans aucun bénéfice. La vérification se fait sur vos factures et les données du compteur, sans intervention sur place.
La puissance souscrite, de quoi parle-t-on
La puissance souscrite, exprimée en kVA, est la puissance maximale que votre contrat vous autorise à appeler en même temps sur le réseau. Elle fixe une bonne partie de la part fixe de votre facture : l'abonnement du fournisseur et la part d'acheminement (le TURPE, tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité, fixé par la Commission de régulation de l'énergie).
Cette part fixe ne dépend pas de ce que vous consommez. Un établissement fermé trois mois par an la paie quand même, au niveau de puissance choisi.
Jusqu'à 36 kVA ou au-delà : deux logiques différentes
| Jusqu'à 36 kVA | Au-delà de 36 kVA (basse tension) | |
|---|---|---|
| Profils courants | commerce, cabinet, petite boulangerie, gîte | hôtel, camping, restaurant, supérette, atelier |
| Si vous dépassez | le disjoncteur coupe | pas de coupure, mais des dépassements facturés |
| Puissance au contrat | une seule valeur | souvent une valeur par période (heures pleines, heures creuses, saison haute, saison basse) |
| Le risque principal | une puissance gonflée « par précaution » | des puissances jamais revues depuis l'ouverture ou les derniers travaux |
Vérifier en trois étapes
- Relevez la puissance souscrite sur votre facture ou votre contrat (en kVA, par période si votre contrat en a plusieurs).
- Récupérez la puissance maximale atteinte : elle figure sur certaines factures au-delà de 36 kVA, et dans les données du compteur, consultables dans votre espace client du gestionnaire de réseau.
- Comparez sur douze mois, en incluant le mois le plus chargé. Un écart important et régulier entre les deux, c'est de l'argent payé pour rien.
Ce qu'il faut regarder selon votre activité
Camping et hôtellerie saisonnière
Le pic arrive en pleine saison (sanitaires, piscine, climatisation, restauration). Hors saison, la puissance appelée s'effondre. Si votre contrat le permet, une puissance différente selon les périodes colle mieux à la réalité qu'une valeur unique calée sur le mois d'août.
Boulangerie et métiers de bouche
Fours, chambres froides et pétrins démarrent tôt le matin, parfois en même temps. Le pic est court mais réel : il ne faut pas le sous-estimer. Souvent, décaler le démarrage de quelques appareils fait baisser la puissance nécessaire sans rien changer à la production.
Hôtel et restaurant
Cuisine, eau chaude, chauffage ou climatisation : la puissance a souvent été fixée à l'ouverture, puis jamais revue après le changement d'un équipement. C'est le premier point à reprendre après des travaux.
Avant de baisser votre puissance
- Ne descendez pas sous votre vrai pic : en dessous de 36 kVA, le disjoncteur coupe ; au-delà, les dépassements sont facturés et peuvent coûter plus que l'économie espérée.
- Demandez le coût et le délai du changement : une modification de puissance passe par votre fournisseur et le gestionnaire de réseau, elle peut être facturée selon les cas.
- Pensez aux projets à venir : borne de recharge, climatisation, nouveau four. Mieux vaut ajuster une fois, au bon niveau.
- Regardez le reste de la facture en même temps : l'option tarifaire, les taxes appliquées et la durée du contrat se vérifient avec les mêmes documents.
Ce que je vérifie pour vous
Lors d'un audit de vos factures d'énergie, je compare votre puissance souscrite à votre puissance réellement appelée, je vérifie l'option tarifaire, les taxes appliquées et les conditions de votre contrat, puis je vous dis ce qui peut être corrigé et ce que cela représente sur une année. Je travaille partout en France, à distance : il suffit d'une facture récente pour démarrer, et d'environ 2 minutes pour l'envoyer. Les autres sujets pour les professionnels sont rassemblés dans les conseils CEEG.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un dépassement de puissance ?
C'est le moment où vos équipements appellent plus que la puissance prévue au contrat. Jusqu'à 36 kVA, le disjoncteur coupe. Au-delà, il n'y a pas de coupure, mais le dépassement est facturé.
Peut-on baisser sa puissance souscrite en cours de contrat ?
En général oui, en le demandant à votre fournisseur, qui passe la demande au gestionnaire de réseau. Demandez avant le coût éventuel et le délai, et vérifiez les conditions de votre contrat.
Comment connaître la puissance maximale atteinte ?
Sur certaines factures au-delà de 36 kVA, et dans les données de votre compteur, accessibles depuis votre espace client du gestionnaire de réseau. Il faut regarder au moins douze mois pour inclure votre période la plus chargée.
Une puissance trop faible coûte-t-elle aussi de l'argent ?
Oui. En dessous de votre vrai besoin, vous subissez des coupures ou des dépassements facturés. L'objectif n'est pas la puissance la plus basse possible, mais la puissance juste.
Combien peut-on récupérer en ajustant la puissance souscrite ?
Cela dépend de l'écart entre votre puissance souscrite et votre pic réel, de votre option tarifaire et de votre contrat. Le pré-diagnostic gratuit sert justement à chiffrer cet écart sur vos propres factures.
Sources
- Commission de régulation de l'énergie : le TURPE, tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité, inclus dans la part d'acheminement de la facture.
- Segments de puissance des contrats professionnels (jusqu'à 36 kVA, au-delà de 36 kVA en basse tension) : documentation des fournisseurs consultée le 31/10/2026.
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